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Tahar Ben Jelloun

Tahar Ben Jelloun (2008)

Par Communication Lycée, publié le mardi 4 juin 2013 15:19 - Mis à jour le jeudi 18 juin 2015 11:39

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les vérités sans concessions de Ben Jelloun

Evénement, hier, à Challans. L'écrivain d'origine marocaine Tahar Ben Jelloun rencontrait les lycéens de Notre-Dame. Morceaux choisis.

Pull sur chemise à carreaux, pantalon de velours côtelé, barbe blanche à ras, Tahar Ben jelloun est venu en pays maraîchin en toute simplicité, malgré son emploi du temps chargé. Tout aussi simplement, l'auteur de Le racisme expliqué à ma fille et ancien lauréat du prix Goncourt a formulé ses vérités, hier, en répondant aux questions des élèves dans l'amphithéâtre de Notre-Dame. Des questions qui souvent collaient à l'actualité. Les droits de l'homme au Tibet et le boycott des Jeux olympiques , "Je suis contre l'attitude défaitiste du boycott qui n'apporte rien. Mais pourquoi avoir donné les Jeux à ce pays qui ne le méritait pas et qui se moque éperdument de ce qu'on peut penser de lui ? Pourquoi avoir donné les Jeux à ce pays qui crée un désordre économique terrible, notamment avec les pays émergeant?" La profonation de tombes musulmanes dans le Pas-de-Calais ce week-end ? "Un geste de cinglés ! D'ailleurs, je ne comprends pas l'intérêt de s'en prendre aux morts qui ne sont plus là pour se défendre".

Le conflit israélo-palestinien ? "On est parti pour une nouvelle guerre de Cent Ans avec beaucoup d'Etats qui s'impliquent dans l'ombre ! Ni les attentats suicides ni les représailles ne sont justifiables..." Et le salon du livre avec Israël comme invité ? "C'est comme si en France on confondait Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Clézio ! Les écrivains israéliens n'étaient pas mandatés par leur pays mais par eux-mêmes  ! Je suis allé à ce salon et cela ne m'a pas empêcher de critiquer la dure et même criminelle politique israélienne dans les territoires occupés".

Souvent, les propos de cet écrivain à double culture revenaient en fin de compte, sans différence culturelle, sur "le choc des ignorances ! L'ignorance est la base du racisme et la bêtise humaine est très féconde" Tahar Ben Jelloun vise tout autant l'excision et la poligamie que l'apartheid. Il devait défendre des valeurs universelles, comme la démocratie... Il devait au passage égratigner les politiques qui manipulent la peur et l'inquiétude. "Il n'ya pas de races humaines, ou alors autant que d'êtres humains. On peut vivre ensemble. Ce n'est pas facile mais ça s'apprend. C'est d'ailleurs le vivre ensemble qui est contesté par les idées racistes. Aussi, il ne faut jamais perdre de vue le respect de l'autre. C'est le respect qui est le début de la civilisation."

Article Ouest-France  -  08/04/08

 

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