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Exposition "Circum Lacustre" de Gilles Bruni - du 26 mars au vendredi 20 avril

Par Communication Lycée, publié le vendredi 23 mars 2018 10:12 - Mis à jour le jeudi 29 mars 2018 14:51
la bloute.jpg

La galerie du lycée accueille " Circum Lacustre  " de Gilles Bruni jusqu'au vendredi 20 avril.

Finissage lundi 23 avril à 13h30

lespritdulieu.fr/residences-d-artistes/en-cours/gilles-bruni/

https://circumlacustre.blogspot.fr/

Une installation conçue par les élèves de l'atelier artistique à partir des matériaux réalisés par Gilles Bruni lors de sa résidence à Grand -Lieu

Installées  autour d'une table composée de peau, de  pétales de jussie, de cire d’abeille et de miel, les bloutes sont installées comme un salon d'intérieur. On imagine ces racines pouvant servir d'assises comme pouvaient le faire autrefois les habitants de Grand-Lieu. Suspendues au mur, des peaux de ragondins; une bloute dans un filet de pèche... Au centre de la pièce, "La grande Bloute", le masque-cache animé par le costume d'homme-bloute, oeuvre phare de Gilles Bruni. A découvrir dans la galerie.

En parallèle, au projet artistique de Gilles Bruni, les élèves de l'atelier artistique de cette année, exposent dans les vitrines du hall, plusieurs  productions. Herbiers, croquis, dessins, macro-photos, cyanotypes... réalisés à partir d'un travail d'observation des extérieurs de l'établissement encadré par Gilles Bruni. A découvrir...

 

 

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Projet résidence Circum lacustre

À l’invitation d’Arnaud de la Cotte, directeur artistique de l’association l’Esprit du lieu, l’artiste plasticien, Gilles Bruni est venu en résidence autour du lac de Grand-Lieu pendant une année pour développer le projet intitulé Circum-lacustre. Un livre, une exposition et un film réalisé par Arnaud de la Cotte seront présentés dans plusieurs lieux autour du lac de décembre 2017 à juin 2018.
Pendant un an, Gilles Bruni a arpenté le lac de Grand-Lieu et ses marais, le traversant parfois, le contournant souvent, pour en savoir plus sur ce lieu qui se dérobe au visiteur trop pressé.


Gilles Bruni est allé à la rencontre des riverains humains et des riverains non-humains pour se forger sa propre expérience du lieu et produire des formes artistiques qui ne lui sont pas si familières comme le masque-cache ou des sculptures hybrides entre l’animal et le végétal.

Dans les expositions, Gilles Bruni met en scène des formes artistiques nées de sa rencontre avec Grand-Lieu, comme le masque-cache aussi appelé la Grande bloute, ou des sculptures hybrides entre l’animal et le végétal.


La série des bloutes

La bloute est la racine du carex, à Grand-Lieu, on l’appelle aussi « motte » ou « talle de piche ». Autour de la Grande bloute, elles sont érigées comme autant de sculptures : masse naturelles, avec des formes incorporant des matières animales ou végétales récoltées à Grand-Lieu ; carcasses d’écrevisses, os et peau de ragondin, cire, mâcres… Elles sont posées sur des socles qui les isolent du sol et font fonction de cadre. J’ai souhaité conserver quelque chose d’assez brut, pas trop travaillé, juste recouvrir, incruster, enserrer. Certaines bloutes restent non travaillées, la forme naturelle est déjà évocatrice. Je souhaite faire ressentir la dimension quasi animée-animale de la bloute. Il y a du corps là-dedans.

Le costume d’homme-bloute sur socle (pseudo bloute)

J’ai utilisé le costume d’homme-bloute pour animer le masque cache (grande bloute). Je l’expose en tas, en boule sur un socle au milieu des autres bloutes pour créer des similitudes par rapprochement ou je la suspends à la structure où sont accrochées les peaux de ragondins. C’est une peau matière texture. C’est comme un reste, il est toujours prêt à resservir.


 

Panneau plan-lac (itinéraires)

Sur la carte, des trajets notés datés comme une façon de donner à voir mes pérégrinations autour du lac. C’est un aspect succinct et brut de mon carnet de résidence déjà édité sous la forme d’un livre présenté dans l’exposition et d’un blog visible sur le web. Ce panneau fait écho à la carte que j’avais vue  chez l’apiculteur, carte sur laquelle il présente la répartition de ses ruchers. Je donne ainsi une autre représentation du voyage, via l’imaginaire de la carte du lac et de ses alentours comme un espace de projection mentale complémentaire des autres moyens utilisés pour l’exposition.

Peau-tableau avec pétales de jussie, cire d’abeille et miel

C’est une autre forme de carte : le mariage du gondin, de l’abeille et de la jussie. C’est plus un désir de les manipuler qu’un projet bien maîtrisé qui me renvoie au tableau inévitablement, aux matériaux bruts. Des matières du lac qui sont aussi le lac tel que je l’ai vécu. Un nouveau voyage esquissé, à développer ultérieurement sans aucun doute.

Structure avec 4 peaux de gondins (tambours)

4 peaux comme les 4 filets de carpes, les 4 gondins morts, c’est une citation de mes pérégrinations autour du lac : peaux tannées de ragondins accrochées pendantes, en attentes de servir, il a quelque chose de fonctionnel là-dedans. Elles rappellent le tambour que j’ai utilisé lors de mes actions sur l’île Marguerite et dans les prés-marais près de la Tuilerie. J’ai choisi de monter la structure très brute, avec des branches qui donnent un côté trappeur à l’ensemble.

Lot de peaux de gondins, au sol

Lorsque j’ai disposé les peaux de ragondins au sol dans le jardin en juin 2017 lors de la préparation de l’exposition, j’étais dans un espace « naturel » d’herbe et de terre, je fais aujourd’hui
le pari qu’en les disposant sur le sol artificiel d’un espace de présentation je vais pouvoir encore susciter leur présence à fleur de sol, pouvant évoquer l’animal nageant. Le sol devient eau. Dans l’installation j’utilise déjà la répartition, la verticalité et là l’horizontalité, c’est de l’ordre d’une mise en espace de la Grande bloute et du matériel qui l’accompagne.

Le film et le livre Circum lacustre

Le livre publié par les éditions joca seria et le film réalisé par
Arnaud de la Cotte retracent mes pérégrinations autour de
Grand-Lieu, ils reprennent l’idée du journal des rencontres
avec les riverains “humains “ et “non-humains”.



 

 

     
 

 

     

 

 

Pièces jointes
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